Planning de location

Le planning de location, une ligne par véhicule

Trois vues — jour, semaine, mois —, un bloc par location, un couloir par unité. Le planning se rafraîchit tout seul toutes les 30 secondes, parce qu’entre la boutique en ligne et plusieurs comptoirs, une vue figée est fausse en quelques minutes.

Avant l’outil

Le tableur partagé et l’agenda mural

Le premier concurrent d’un logiciel de location n’est pas un autre logiciel : c’est un fichier Excel ouvert par trois personnes, doublé d’un cahier au mur.

Deux personnes écrivent en même temps

Une ligne saute, une colonne se décale, une réservation disparaît. Personne ne s’en aperçoit avant le jour du départ, quand le client se présente et que le véhicule est déjà dehors.

Le cahier n’est lisible que sur place

Un loueur en déplacement, un saisonnier à la seconde agence, un appel le dimanche : impossible de répondre sans être physiquement devant le mur.

« Est-ce que le 12 est rentré ? »

La question revient dix fois par jour. Sans statut par location, il faut aller voir dans la cour ou appeler quelqu’un — et pendant ce temps, le client attend.

Le temps de nettoyage n’est jamais compté

Un retour à 12 h et un départ à 12 h, sur le même scooter. Sur le papier, ça passe. Dans la réalité, il faut le laver, le recharger, vérifier les freins — et vous prenez du retard toute la journée.

Le déroulé

Trois vues, un seul geste

Le planning est la page qu’on garde ouverte toute la journée. Elle doit répondre sans qu’on ait à la configurer chaque matin.

  1. Vue Jour, calée sur vos horaires

    La fenêtre affichée s’ajuste aux heures d’ouverture de l’agence, avec une heure de marge avant et après. Un jour de fermeture, ou une agence sans horaires renseignés, retombe sur une plage de 8 h à 20 h — pour ne pas masquer une location déjà dehors.

  2. Vue Semaine, du lundi au dimanche

    Sept jours, une ligne par unité, les blocs à leur place réelle. C’est la vue de travail : elle montre les trous exploitables entre deux locations.

  3. Vue Mois, la charge par catégorie

    Pour chaque catégorie et chaque jour du mois, le nombre d’unités occupées rapporté au nombre d’unités en service. C’est la vue qui dit s’il faut louer un véhicule de renfort le 15 août.

  4. Chaque bloc porte son état

    Panier, à valider, confirmée, en cours, terminée, annulée, absent, expiré. Distingués par un fond, un liseré et un libellé écrit — jamais par une couleur seule.

  5. On déplace en glissant

    Changer d’heure, changer de véhicule : le bloc se déplace. Le serveur, lui, revalide tout — le créneau, le véhicule cible et le prix.

  6. La vue se remet à jour seule

    Toutes les 30 secondes, sauf pendant un glisser ou quand une fiche est ouverte : le planning ne vous claque jamais un rafraîchissement au milieu d’un geste.

Ce qu’il y a dessous

Ce qui empêche un planning de mentir

Un planning qui affiche autre chose que la réalité de la base est pire qu’une feuille de papier : on lui fait confiance.

Le déplacement est revalidé par la base

Le nouveau créneau repasse par la même contrainte d’exclusion que les réservations en ligne, dans la transaction. Si quelqu’un a pris la place entre votre geste et l’enregistrement, le déplacement est refusé et le planning se rafraîchit.

Le prix est recalculé au déplacement

Décaler une location de juin à août ne garde pas le prix de juin. Le moteur rejoue la grille — saison, week-end, palier de durée — et recompose les totaux de la réservation depuis toutes ses lignes.

Tout ne se déplace pas

Seules les réservations confirmées et les paniers bougent. Une location déjà partie, terminée, annulée ou en absence ne se déplace pas au glisser : ces états décrivent un fait, pas une intention.

Une demande à valider est verrouillée

Son paiement est déjà autorisé pour le montant actuel ; la déplacer recalculerait le prix et vous captureriez un montant différent de celui autorisé. Le message le dit explicitement : acceptez ou refusez d’abord.

Changer de véhicule a des règles

La cible doit être de la même catégorie, à la même agence, en service et disponible. Le libellé de la ligne suit le nouveau véhicule ; le reste de la réservation ne bouge pas.

Le temps de rotation est dessiné à part

Le bloc distingue la location réelle du délai de nettoyage ajouté en fin de créneau. Vous voyez donc à la fois ce que le client a réservé et ce qui est réellement immobilisé.

La maintenance occupe vraiment le créneau

Une immobilisation est rendue hachurée et vit dans le même espace d’occupation que les réservations : elle bloque réellement les créneaux, en ligne comme au comptoir. Ce n’est pas une étiquette décorative.

Un véhicule en réparation reste visible

Il ne disparaît pas de la grille : sa ligne demeure, avec son immobilisation. Un parc dont les véhicules s’évaporent quand ils sont en panne devient impossible à lire.

Un panier affiche son compte à rebours

Une réservation en cours de paiement montre le temps qu’il lui reste avant expiration. Vous savez si le créneau est réellement pris ou s’il va se libérer dans huit minutes.

Fuseau Europe/Paris, changements d’heure inclus

Les journées sont ancrées sur des dates murales, pas sur des décalages fixes. Le dernier dimanche de mars et celui d’octobre ne décalent pas la grille d’une heure.

Une seule requête d’occupation par vue

Le chargement ne multiplie pas les allers-retours en base : les segments de la période sont lus en une fois, enrichis, puis regroupés en mémoire. La page reste vive avec un gros parc.

Multi-agences, sans mélanger les parcs

Vue globale : une section par agence. Vue ciblée : une seule agence, sélectionnée une fois pour toute la session. Un véhicule transféré change de section au check-in réel, pas à la promesse de transfert.

Ce que ça ne fait pas

Les limites, dites tout de suite

« Temps réel » est un mot que tout le monde emploie. Voici ce qu’il veut dire ici, exactement.

C’est un rappel, pas une notification poussée

La page se recharge d’elle-même toutes les 30 secondes. Un changement fait sur un autre poste peut donc mettre jusqu’à une demi-minute à apparaître. Ce qui est garanti en temps réel, c’est le refus des conflits — pas la fraîcheur de l’affichage.

Aucune synchronisation d’agenda

Ni export iCal, ni lien vers Google Agenda ou Outlook. Le planning se consulte dans Rideloc, et nulle part ailleurs.

Pas de planning du personnel

Les couloirs sont des véhicules, pas des personnes. Il n’y a ni affectation d’agent, ni gestion d’équipes, ni feuille d’heures.

Le déplacement ne franchit ni catégorie ni agence

Passer un client d’un VTT à un VAE, ou d’une agence à l’autre, ne se fait pas au glisser : ce sont des changements de prestation et de stock, qui se traitent sur la réservation.

La vue Mois est une charge, pas un détail

Elle donne le nombre d’unités occupées par catégorie et par jour. Pour savoir laquelle, il faut passer en vue Semaine ou Jour.

Pas d’impression du planning

Il n’y a pas d’export PDF ni de mise en page d’impression de la grille. La feuille de route du jour se lit à l’écran.

Questions fréquentes

Ce que les loueurs nous demandent

Qu’est-ce qui est « temps réel » exactement ?

Deux choses différentes. La cohérence est immédiate : un créneau pris est refusé aux autres à l’instant même, par la base de données — c’est ce qui rend la double réservation impossible. L’affichage, lui, se met à jour par un rappel automatique toutes les 30 secondes, suspendu pendant un glisser ou quand une fiche est ouverte pour ne pas vous couper dans un geste. Vous pouvez donc voir une information vieille de quelques secondes, mais jamais valider un conflit.

Puis-je déplacer une réservation d’un simple glisser ?

Oui, pour les réservations confirmées et les paniers. Le serveur revalide le créneau par la contrainte d’exclusion, recalcule le prix avec la grille du nouveau moment — saison, week-end, palier de durée — et recompose les totaux de la réservation. Si le créneau a été pris entre-temps, le déplacement est refusé avec un message clair et le planning se rafraîchit. Une location déjà partie ne se déplace pas.

Comment le planning gère-t-il plusieurs agences ?

En vue globale, une section par agence, avec ses catégories et ses véhicules. Vous pouvez aussi choisir une agence unique : la sélection est mémorisée et vaut pour tout votre travail, pas seulement pour le planning. Un véhicule transféré ne change de section qu’au moment où il est réellement réceptionné à l’arrivée, pour ne pas laisser croire à du stock disponible là où il n’est pas encore.

Le temps de nettoyage entre deux locations est-il pris en compte ?

Oui. Chaque catégorie porte son propre délai de rotation, ajouté à la fin du créneau occupé. Un jet-ski rendu à midi avec soixante minutes de rotation n’est proposé qu’à partir de treize heures, en ligne comme au comptoir. Sur le planning, ce délai est dessiné à part de la location réelle : vous distinguez ce que le client a réservé de ce qui est réellement immobilisé.

Que voit-on d’un coup d’œil sur un bloc ?

L’état de la réservation — panier, à valider, confirmée, en cours, terminée, annulée, absent, expiré —, sa référence et le nom du client. L’état est signalé par un fond, un liseré de gauche et un libellé écrit, jamais par une couleur seule : un planning lu par quelqu’un qui distingue mal les teintes doit rester lisible. Les immobilisations de maintenance sont hachurées, avec le motif.

Pour aller plus loin

Les briques qui travaillent avec celle-ci

Le même moteur sert la réservation, le comptoir, la caution et la facture : une donnée saisie une fois circule jusqu’au document final.

Réservation en ligne

Les réservations en ligne tombent dans le planning sur la ligne du véhicule affecté.

Facturation

La clôture du retour déclenche la facture de solde, acomptes déduits.

Loueurs saisonniers

Vue mois et charge par catégorie : la question centrale quand la saison dure huit semaines.

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  1. Vous créez votre compte

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