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Modèle de contrat de location de bateau

Remplissez le formulaire, téléchargez le PDF. Des conditions générales écrites pour le navire de plaisance : chef de bord désigné, zone de navigation et armement du bord, plaque de capacité, carburant relevé au départ, mouillage, avarie et assistance.

Un contrat de location de bateau tient sur trois lignes que les modèles génériques n’ont pas : le titre de conduite du chef de bord, la zone de navigation autorisée — qui commande l’armement de sécurité à embarquer — et le niveau de carburant constaté au départ. Sans skipper, c’est le client qui devient chef de bord et qui répond de la conduite du navire comme de la sécurité des personnes embarquées, ce que le document doit énoncer noir sur blanc plutôt que de le laisser se déduire. Le formulaire de cette page produit ce contrat en PDF avec ses conditions générales, gratuitement et sans création de compte.

Le loueur

Ces informations alimentent l’en-tête du contrat et les conditions générales.

Obligatoire si vous louez à des particuliers (art. L612-1 et L616-1).

Le locataire

À renseigner pour un deux-roues motorisé, un quad ou une voiture sans permis.

Le véhicule

Ce qui identifie ce véhicule-là, et pas un autre du même modèle.

Ce qui reste à la charge du locataire.

La location

Laissée vide, elle est datée du jour.

Ce qui vaut pour cette location seulement : casque fourni, zone autorisée, accessoires prêtés.

Gratuit, sans compte et sans e-mail obligatoire. Le document est produit à la volée puis oublié : aucune de ces informations n’est enregistrée.

Le tableau

Les repères de ce contrat

Division 240 du règlement annexé à l’arrêté du 23 novembre 1987, édition JORF du 8 juin 2026 : art. 240-2.03 à 240-2.06 pour l’armement, 240-3.03 pour le supplément propre aux navires loués, décret n° 2007-1167 art. 2 pour le titre. L’abri se juge selon la météo du moment (art. 240-1.02), pas sur la carte.
Éloignement d’un abriArmement du bordFlottabilité par personneTitre du chef de bordSupplément « location »
Moins de 2 millesBasique : dispositif lumineux 6 h, extincteur, écope, bout de remorquage, ligne de mouillage, maréesNiveau 50, rapidement accessiblePermis plaisance côtier au-delà de 4,5 kW (6 CV)Aucun
2 à moins de 6 millesCôtier : bouée fer à cheval, 3 feux rouges à main, compas, cartes, RIPAM, balisageNiveau 100 (50 porté toléré pour un nageur)Permis plaisance côtierGPS, VHF, notice assèchement, incendie et abandon
6 à moins de 60 millesSemi-hauturier : VHF fixe, radeau de survie, trousse de secours, journal de bord, harnaisNiveau 150Extension hauturièreVHF déjà comptée à ce niveau d’armement
60 milles et plusHauturier : radiobalise de localisation, VHF portative étanche, radeau conformeNiveau 150Extension hauturièreHors du champ d’une location à la journée
Droit français

Les points de droit qui s’appliquent ici

Le permis dépend de la puissance, la zone dépend de l’option

En mer, la conduite d’un bateau de plaisance à moteur devient subordonnée au permis plaisance au-delà de 4,5 kW (6 CV) : l’option côtière ouvre la navigation jusqu’à 6 milles d’un abri, l’extension hauturière au-delà de cette limite (décret n° 2007-1167 du 2 août 2007, art. 2), et l’âge d’obtention est de seize ans (art. 3). Sous ce seuil de puissance, aucun titre n’est exigé — c’est le seul cas où une location sans permis se dit sans mentir, et le contrat gagne à le mentionner expressément. Quand le navire loué demande un permis, l’affichage de vos locaux doit porter la mention « permis bateau obligatoire » en français et traduite dans au moins deux autres langues (division 240, art. 240-3.02).

L’armement suit la distance d’un abri, pas la taille du bateau

La division 240 gradue le matériel de sécurité en quatre paliers — basique sous 2 milles, côtier de 2 à 6, semi-hauturier de 6 à 60, hauturier au-delà (art. 240-2.03 à 240-2.06). Un navire loué de plus de 4,5 kW qui dépasse 2 milles embarque en outre un moyen de positionnement par satellite, une VHF et un document décrivant la mise en œuvre des dispositifs d’assèchement, de lutte contre l’incendie et d’abandon (art. 240-3.03). Conséquence contractuelle rarement tirée : la zone écrite au contrat n’est pas une formalité commerciale, elle détermine ce qui doit se trouver à bord. Sortir de cette zone, c’est naviguer sous-armé, et un sinistre survenu là peut rester à la charge du client.

Un bateau de location passe une vérification spéciale chaque année

Les navires mis en location sont soumis à une vérification spéciale annuelle, effectuée sous la responsabilité du propriétaire ou de l’exploitant, la première ayant lieu avant toute mise en exploitation. Une copie du dernier rapport est annexée au contrat de location et embarquée à bord des navires comportant un espace habitable ; le registre des vérifications est tenu à la disposition des usagers au plus tard au moment de leur embarquement, et des autorités de contrôle sur demande (division 240, art. 240-3.01). C’est une pièce propre au métier, que presque aucun modèle générique ne prévoit d’annexer — alors que le texte, lui, l’exige au contrat lui-même.

L’assurance de plaisance n’est pas obligatoire en droit ; votre contrat, lui, doit la nommer

La DGCCRF l’écrit sans détour : au regard de la réglementation française, la souscription d’une assurance est facultative en matière de navigation de plaisance, maritime ou fluviale. Le loueur qui l’exige le fait donc par contrat et non par la loi, ce qui lui impose d’y inscrire l’assureur, le numéro de police et le montant de la franchise : sans eux, les clauses de casse renvoient à un chiffre inexistant. Utile à rappeler au client au moment du sinistre : le délai de déclaration figure au contrat d’assurance et ne peut être inférieur à cinq jours ouvrés, deux jours ouvrés en cas de vol.

Le document

Ce que le PDF contient de spécifique

Un navire désigné par son certificat d’enregistrement

L’article 1 identifie le navire par son nom, son numéro d’enregistrement, sa longueur, sa puissance propulsive et le nombre maximal de personnes embarquées, et pose la location sans skipper par défaut, mention contraire réservée au contrat.

L’heure de retour, c’est amarré et moteur coupé

L’article 2 compte le trajet de retour dans la durée louée et fait primer, quand il y en a une, l’heure limite d’entrée au port imposée par la marée ou la capitainerie sur l’heure de restitution affichée.

Le chef de bord, nommé et responsable

L’article 14 reprend la définition réglementaire du chef de bord : conduite, respect des règlements, sécurité des personnes, présence et bon état des équipements. Le briefing du départ ne transfère pas cette responsabilité au loueur, qui reste tenu de délivrer un navire en état de naviguer.

L’armement compté pièce par pièce

L’article 13 détaille les quatre paliers d’armement et rattache le navire à la zone du contrat. Le matériel est compté à l’état des lieux de départ ; tout élément manquant, périmé ou hors d’usage au retour est facturé sur justificatif.

Carburant, eaux usées et rejets

L’article 9 fixe la restitution au niveau constaté au départ, le complément au prix relevé à la pompe majoré des frais de service, la réserve à conserver pour rentrer, la vidange des eaux noires aux seules installations portuaires et l’interdiction de tout rejet à la mer.

Mouillage, talonnage et herbiers protégés

L’article 16 impose un mouillage sur fond sain, interdit de mouiller sur un habitat d’espèces marines végétales protégées, ferme l’échouage volontaire sauf autorisation écrite et exige la déclaration de tout talonnage au retour, même si le pont ne montre rien.

Questions fréquentes

Ce qu’on nous demande avant de télécharger

Faut-il un permis pour louer un bateau ?

Cela se joue sur la puissance du moteur, pas sur la longueur du bateau. Au-delà de 4,5 kW (6 CV), la conduite en mer réclame le permis plaisance : option côtière jusqu’à 6 milles d’un abri, extension hauturière au-delà (décret n° 2007-1167 du 2 août 2007, art. 2), avec un âge d’obtention fixé à seize ans (art. 3). Sous ce seuil, la barre se prend sans titre, et beaucoup de flottes de location comportent quelques unités calibrées pour cela. Dernier point souvent ignoré : lorsque les navires proposés exigent un permis, l’affichage du local doit porter la mention « permis bateau obligatoire » en français et dans deux autres langues au moins.

Location avec ou sans skipper : qu’est-ce que ça change dans le contrat ?

À peu près tout, sauf la ligne du prix. Sans skipper, le client devient chef de bord : il répond de la conduite, du respect des règlements, de la sécurité des personnes embarquées et de la présence à bord d’équipements de sécurité en bon état et adaptés (division 240, art. 240-1.02 et 240-1.03). C’est lui qui décide d’appareiller, de faire demi-tour ou de renoncer. Avec skipper, le loueur fournit l’équipage et conserve la conduite : ce n’est plus une simple mise à disposition, et le contrat doit le dire, faute de quoi les clauses de responsabilité désignent la mauvaise personne. Le modèle proposé ici part de la location sans skipper.

Comment éviter le litige sur le carburant en fin de journée ?

En transformant le niveau en constat plutôt qu’en souvenir. Relevez la jauge à l’état des lieux de départ, photographiez-la, et écrivez au contrat le prix au litre appliqué ainsi que les frais de remise en service : un montant découvert au retour se discute, un montant signé au départ beaucoup moins. La consommation dépend de la vitesse, de la charge et de l’état de la mer, trois choses que la durée louée ne dit pas — d’où la règle des tiers rappelée au client : un tiers pour l’aller, un tiers pour le retour, un tiers de réserve. Une panne sèche n’est pas une avarie du navire, et les frais de remorquage qu’elle entraîne restent au client.

Qui doit porter un gilet à bord, et de quel niveau de performance ?

Le niveau suit l’éloignement d’un abri, pas la météo du jour : 50 à moins de 2 milles, 100 de 2 à moins de 6 milles, 150 au-delà, autant d’équipements que de personnes embarquées (division 240, art. 240-2.03 à 240-2.05). Deux précisions que les contrats laissent presque toujours de côté : un enfant de 30 kilogrammes au plus dispose d’un équipement de niveau 100 quelle que soit la distance d’un abri, et entre 2 et 6 milles, un adulte qui sait nager peut se contenter d’un niveau 50 à condition de le porter effectivement. Montrer à chaque personne embarquée où ils se trouvent et comment les enfiler fait partie des obligations du chef de bord.

Faut-il annexer un contrôle au contrat de location ?

Oui, et c’est propre à la location. Le navire loué passe une vérification spéciale annuelle sous la responsabilité de son propriétaire ou de son exploitant, la première avant toute mise en exploitation. Une copie du dernier rapport est annexée au contrat, et embarquée à bord si le navire comporte un espace habitable ; le registre des vérifications est mis à la disposition des usagers au plus tard au moment de leur embarquement (division 240, art. 240-3.01). Un contrat de location de bateau qui ne prévoit aucune annexe technique est donc, sur ce point précis, incomplet.

Le client rentre en retard à cause du mauvais temps : peut-on facturer le retard ?

Le modèle proposé ici répond non, et le dit avant que le cas ne se présente. Lorsque le retour est retardé par le mauvais temps ou par une interdiction de sortie prise pendant la location, aucune indemnité de retard n’est due : le client prévient, se met à l’abri et attend une fenêtre praticable, les frais de port de cette escale forcée restant à sa charge. La règle inverse aurait un effet qu’aucun loueur ne veut avoir écrit dans ses conditions — pousser un équipage à repartir dans une mer formée pour éviter une pénalité horaire.

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