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Début novembre 2026, un loueur de vélos de montagne nous a écrit ce que demandent ses clients : « Je veux un VTC électrique en M : quel jour de la semaine est-il libre ? » Sur sa boutique, le client ne pouvait le savoir qu’en essayant des dates une à une.
Un client qui essaie trois dates et tombe trois fois sur « complet » ne tente pas la quatrième : il appelle, ou il part. Cet article dit ce qu’un calendrier de disponibilité doit compter pour répondre à cette question, et ce qu’il ne doit jamais promettre.
Ce que le client veut savoir : un jour, pas un prix
Un calendrier de disponibilité utile répond, sur sept jours au moins, à une seule question : quel jour reste-t-il un vélo du modèle et de la taille du client ? Il compte les vélos libres jour par jour, taille par taille, avec le même calcul que la réservation. Un jour annoncé libre doit pouvoir se réserver.
Le client qui pose cette question a déjà choisi le modèle, souvent la taille, parfois le budget. Ce qui lui manque, c’est la date. Lui montrer d’abord un champ « Départ | Retour » l’oblige à deviner, puis à recommencer.
La taille change tout. Sept VTC libres le samedi ne disent rien au client qui mesure 1,80 m si les sept sont des S. Un calendrier par modèle répond « oui » là où la vraie réponse est « non » : il faut une ligne par taille dès que le modèle en compte plusieurs. Notre article sur la taille de cadre explique comment l’écrire sur chaque vélo.
Le prix, lui, n’a pas sa place dans cette vue. Il dépend de la durée et des dates : l’afficher jour par jour inviterait le client à additionner des prix qui ne correspondent pas à votre grille.
Trois façons de montrer ses disponibilités
La première est la plus courante, et la plus coûteuse pour vous : chaque essai raté est une raison de quitter la page. La deuxième rassure à tort dès que les tailles d’un modèle sont mélangées. La troisième prend plus de place à l’écran, mais c’est la seule qui réponde au client du VTC en M.
Un nombre vaut mieux qu’une couleur. « 1 » dit au client qu’il ne doit pas attendre ; « 4 », qu’il peut réserver pour un groupe. Un code couleur demande une légende que personne ne lit sur un téléphone.
| Ce que montre la page | Ce que le client apprend | Le défaut |
|---|---|---|
| Rien avant les dates | Libre ou complet, date par date | Il essaie au hasard, puis abandonne |
| Un jour vert ou rouge par modèle | Qu’il reste au moins un vélo | Vert alors qu’il ne reste que des S |
| Un nombre par taille et par jour | Quel jour sa taille est libre | Une demi-journée libre compte comme prise |
Une journée libre, qu’est-ce que c’est ?
C’est la règle à fixer avant tout le reste. Un vélo rendu à 10 h le mardi est-il libre ce mardi ? Pour quelques heures l’après-midi, oui. Pour une journée entière, non. Un calendrier jour par jour doit choisir, et le dire.
La règle prudente ne compte un vélo libre que s’il l’est toute la journée. Elle peut annoncer complet un jour où une demi-journée restait possible ; elle n’annonce jamais libre un vélo qui ne l’est pas. La règle généreuse fait l’inverse, et c’est elle qui fait arriver deux clients pour le même vélo.
Deux détails comptent au comptoir. Le délai de rotation entre deux locations — lavage, recharge de la batterie — fait partie de l’occupation du vélo. Et un jour où l’agence est fermée doit apparaître fermé, pas complet : le client comprend qu’il doit changer de jour, pas de loueur.
Un calendrier tenu à la main à côté du planning finit toujours par s’en écarter. Il doit lire les mêmes réservations, avec le même calcul, que la réservation en ligne.
Ce que la loi interdit d’annoncer
Annoncer libre un vélo qui ne l’est pas n’est pas qu’une maladresse. Une pratique commerciale est trompeuse lorsqu’elle repose sur des indications fausses ou de nature à induire en erreur portant sur l’existence, la disponibilité ou la nature du bien ou du service (article L121-2, 2° a, du Code de la consommation).
C’est une raison de plus de retenir la règle prudente, et de dire en une ligne ce que compte le chiffre. Un client qui lit « libres toute la journée » sait qu’un créneau de deux heures peut exister un jour marqué 0. Un client qui voit un jour libre, puis un refus au moment de payer, ne revient pas.
En pratique, avec Rideloc
Dans Rideloc, la fiche de chaque vélo de la boutique, ouverte d’un clic sur sa photo ou son nom, montre « Disponibilités jour par jour » : sept jours, une ligne par taille quand le modèle en compte au moins deux dans l’agence, une seule ligne « Libres » sinon. Le chiffre est le nombre de vélos libres toute la journée, de 0 h à minuit, délai de rotation compris, calculé comme la disponibilité de la boutique.
La vue s’affiche dès que l’agence est choisie, avant même les dates. Elle commence aujourd’hui, ou à votre date de réouverture hors saison, et au jour de départ quand le client a déjà choisi ses dates, dont les jours sont alors marqués. Les flèches passent d’une semaine à l’autre, jusqu’à un an. Un jour où l’agence est fermée porte la mention « fermé ».
Le client qui a trouvé son jour choisit ses dates dans le champ habituel, puis ajoute le modèle : pour un modèle à tailles, « Ajouter » ouvre la fiche, où il prend sa taille parmi celles qui restent libres à ses dates, et il peut encore la changer avant de payer. Le reste du parcours est sur la page de la réservation en ligne, et le métier sur la page du logiciel de location de vélos.
Ce que cette vue ne fait pas : afficher un prix, réserver un jour d’un clic, ni distinguer ce que la boutique réserve directement de ce qui part en demande quand vous limitez le stock en ligne d’une catégorie. Un vélo libre une partie de la journée seulement y compte comme pris. Pour savoir si un parc de cette taille tient la saison, le calculateur de rentabilité d’une location de vélos part de vos propres chiffres.
Les questions qui reviennent
Quatre questions de loueurs de vélos qui ouvrent leurs disponibilités en ligne.
Faut-il afficher les disponibilités de ses vélos avant que le client choisisse ses dates ?
Oui, quand le client cherche une date et non un prix : un calendrier sur sept jours lui montre quel jour son modèle et sa taille sont libres, sans essayer des dates une à une. Il doit lire les mêmes réservations que la réservation en ligne, et ne compter libre qu’un vélo qui l’est vraiment.
Un vélo rendu en milieu de journée est-il disponible ce jour-là ?
Pour quelques heures après son retour, oui ; pour une journée entière, non. Un calendrier jour par jour doit choisir sa règle et la dire. Ne compter libre qu’un vélo libre toute la journée évite d’annoncer un vélo qui ne l’est pas, au prix d’une demi-journée parfois annoncée complète.
Comment montrer la disponibilité d’un vélo taille par taille ?
Par une ligne par taille dès qu’un modèle en compte plusieurs, avec le nombre de vélos libres chaque jour. Une seule ligne par modèle annonce libre un jour où il ne reste que des tailles qui ne vont pas au client. Pour être comptée, la taille doit être écrite sur chaque vélo du parc.
Avec Rideloc, mes clients voient-ils quels jours un vélo est libre ?
Oui, dans la fiche de chaque vélo de la boutique : sept jours, une ligne par taille, le nombre de vélos libres toute la journée et les jours où l’agence est fermée, semaine après semaine jusqu’à un an. Le client choisit ensuite ses dates et sa taille comme d’habitude ; la vue n’affiche aucun prix.